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Plein écran, La Station, Nice

2016

30 Novembre- 25 Février 2017 Commissaires: Mathilde Roman & Benjamin Laugier

Exposition collective avec Clément Cogitore, Mathieu Copeland, El Paquete, Alban Hajdinaj, Pascal Lièvre, Rachel Maclean, Shana Moulton, Ken Okiishi, Laure Prouvost, Catherine Radosa, Jon Rafman, Peter Scott, Heimo Zobernig.

Commissaires: Mathilde Roman & Benjamin Laugier. Présentation de quatre dessins issus de mon Atlas féministe & la vidéo Rêver L’obscur (Production Espace croisé)

Plein Ecran est une exposition réalisée dans le cadre du Forum MOVIMENTA
En synergie avec le Festival d’Art Vidéo OVNi
Une co-production de L’ECLAT et La Station / avec le soutien de la Villa Arson

Support de projection ou de diffusion, l’écran est devenu un outil présent dans toutes les sphères de la vie quotidienne. Au-delà de la récurrence d’un motif, il est un format encadrant la construction du réel, de ses représentations comme de ses expériences sensibles. L’image envahit l’espace physique, architectural, urbain, et les artistes s’en emparent pour réfléchir à sa perception incarnée, à sa participation au paysage intime et collectif. Ce n’est pas tant à une critique d’une société de l’image que nous engagent les œuvres de l’exposition qu’à une réflexion sur la fictionnalisation inhérente au regard, et aux perspectives socio-politiques qui s’en dégagent. Le cinéma, la télévision, internet, et tous les outils numériques associés à leur utilisation ont créé des modalités de narration de soi et du monde, produit de nouvelles écritures où le geste a une place centrale. Rejouant en la déplaçant l’histoire de la peinture comme cadre et fenêtre, l’écran est investi dans sa capacité à mettre en circulation des états séparés, à être le lieu du débordement et du recouvrement. Le flux incessant du virtuel est hanté par la disparition de ses données et invente en permanence des nouvelles modalités de gestion d’archivage. En réponse à ces abîmes, les images ici s’ancrent dans le lieu, s’adressent au spectateur, à son point de vue, à sa mémoire personnelle et collective, à ses déambulations. Téléphone au bout du bras filmant un spectacle, doigt traçant le nom de féministes dans un écran de paillettes sombres, génériques de films mis bout à bout, ces positions parmi bien d’autres interrogeant les héritages et les oublis que nos sociétés produisent en permanence.

Presse:

France Info